RSpec : let() it be

5 novembre 2009

What I’ve found

A few minutes ago, I was watching a great screencast of Corey Haines doing a kata.
I stopped when he was refactoring a few similar assigments. There was something I’ve never seen elsewhere, particularly in the also great RSpec book ; he used the let() method.

Going back and forth a few times, I understood the the method was assigning the result of the given block to an object named after the argument of let().

I googled to see if there was an explanation ; is it a custom helper he wrote, is it built-in RSpec, … ? but “RSpec let()” is returning a lot of results, and none was close to the answer I was looking for.

I then looked at the Rdoc for the RSpec gem ; no luck either.

Finally, I open the whole gem in Textmate and looked for “let” as a word.

I’ve found a use of the method in a spec (RSpec is speced with itself, how great is it?) with a similar scenario. I’ve also found the method declaration, and I have to say that it’s pretty self-explanatory :

  def let(name, &block)
    define_method name do
      @assignments ||= {}
      @assignments[name] ||= instance_eval(&block)
    end
  end

You have to pass a name and a block. It defines a new method (named after what’s in ‘name’). This new method returns the result of the block (whatever it returns) but is memoizes it in a global hash.

You can use the let() method in a describe block, if you want to create a method that is always returning the same value, determined by the result of the passed block. It is something you can do with a traditional before block with a simple variable assignment, but it’d be evaluated each time, though it’s not necessary. A simple variable is also subject to change if it’s not frozen or a constant.
Here, it’s just what it is and only what it needs to be.

What I like

First, I like that some very simple but usefull tools are available. I really sounds like something build after hundreds of times of repeating the same calls, … It’s very concise and DRY.

But I also like very much the way the hash is created if it doesn’t already exist, and the value is set only once,even on subsequent calls of the new method.

The dynamically created method could have been defined this way :

  define_method name do
    @assignments = {} if @assignments.nil?
    if @assignments[name].nil?
      @assignments[name] = instance_eval(&block)
    else
      @assignments[name]
    end
  end

but it’s boringly verbose and repetitive. The first way is way more readable and elegant.

If I have remember just a thing from Corey’s screencast, it’s the existence and the use of this beautiful let() method and how well it is written.

About Corey Haines

Corey is a great guy, one of the few that I really admire.

Amongst the thing that I like about him, he’s doing something that I’d really like to do : he’s traveling all over the USA and is offering to share some working (and fun) times for hospitality and friendship.

You can find about what he does on his profile page.

Thanks Corey !


Update 1 : The entire Kata is available on GitHub. There are 3 branches : the first is the start of the kata, with only the setup and the cucumber expectations. The second and third are implementations.

It’s very useful to read the initial state of the Kata and see where it ends, with all the tests and the implementation code.


Ruby et Rails ou bien PHP et Symfony ?

3 novembre 2009

Dans le cadre de mon travail chez Autrement, je bosse principalement sur du développement web en Ruby, avec l’aide du framework Ruby on Rails.

Je suis focalisé sur le développement d’une appli web (encore un eu secrète pour le moment), mais là, Autrement édite par ailleurs le site web chambresapart.fr
Le développement de ce site a commencé bien avant que je rejoigne l’équipe et il s’appuie sur le framework Symfony, basé sur PHP.

Actuellement l’équipe Chambres à Part se compose de 2,5 personnes qui sont toutes les 3 des développeurs confirmés, spécialisés sur PHP / Symfony.

Avant le lancement de la “version 1″ de Chambres à Part, j’ai participé au développement de certaines fonctionnalités, mais principalement sur des aspects HTML, CSS, Javascript, cartographie Google + Maptimize, …
La dernière semaine a été uniquement consacrée à du debuggage et pour ça j’ai mis un peu plus mon nez dans le code source du site et donc dans la partie “vue” (le V de MVC).

Je ne peux surtout pas prétendre connaître Symfony dans ce qu’il a de particulier par rapport à d’autres framework web (et MVC en particulier), mais je peux comparer ce que j’ai vu et ce que l’équipe raconte au quotidien avec ce que je connais et vis au quotidien depuis 3 ans avec Ruby et Rails.

De plus, j’ai développé quasi-exclusivement en PHP depuis les premiers temps du PHP3 jusqu’à PHP5, donc même si j’ai passablement oublié certains réflexes de manipulation du langage et la plupart de noms de méthodes, je pense avoir un avis assez circonstancié sur PHP.

La question

Pour le développement de la partie visible du projet sur lequel je suis mobilisé, d’autres personnes de l’équipe vont participer activement et durablement. Une question se pose donc inévitablement : Ruby on Rails ou bien Symfony ?

Notre boss comprend bien quand on lui parle de technique, avec des arguments clairs, mais il ne se sent pas (à raison) en mesure de décider lui-même d’un framework ou d’un langage plutôt qu’un autre. Il nous a donc demandé de préparer une discussion sur cette question, en apportant surtout des faits et des remarques objectives afin de tout mettre sur la table et tenter en équipe de prendre la bonne décision.

Je suis convaincu qu’il ne s’agit pas de valider ou invalider les choix des uns et des autres, mais plutôt de faire un état des lieux et s’orienter dans la meilleure décision.

Comme je suis quelqu’un de passionné, et qui ne se lance dans les choses qu’avec une forte conviction, j’ai quand même envie de convaincre que mon choix de quitter le développement en PHP pour le faire en Ruby n’est pas juste “mon choix” mais un choix lucide et cohérent.

Alors j’ai sorti un bout de papier et un crayon (ou plutôt un document “untitled.txt” et mon beau clavier) pour pondre une liste d’arguments.

Et puis je me suis dit que garder tout ça pour nous, en interne, était un peu égoïste. Pourquoi ne pas partager mes observations et mon analyse. Je ne pense pas que quiconque (au delà de notre équipe et mes copains geeks) s’intéresse à mon avis sur la question, mais un avis, ça peut donner des idées, participer à une réflexion, …

Présentation factuelle de Ruby et Rails

Ici je ne présente que des points clés, du moins ceux auxquels j’ai pensé.
Je ne détaillerai pas ces points, d’autres l’ont fait bien mieux que moi.

Ruby

  • 100% objet, pas de primitives
  • langage concis et lisible : moins de code, moins de bugs
  • langage dynamique, fortement typé
  • imprégné des méthodes de tests TDD et BDD (nombreux frameworks disponibles)
  • synergie avec les méthodes agiles
  • Ruby en ligne de commande (IRB), pratique pour des essais, …
  • Rubygems : gestionnaire de paquets additionnels
  • vitesse d’apprentissage
  • syntaxe et idiomes riches et avancés
  • meta-programmation
  • inspiré des meilleurs langages reconnus : Smalltalk, Lisp, Python, Perl, …
  • forte implication et marques de confiance des ténors : IBM, Sun, Apple, Microsoft, SAP, …
  • de nombreux frameworks de premier plan : Rails, Sinatra, …

J’invite à la lecture de la page de Ruby sur Wikipedia, que je trouve assez complète et claire.

Rails

  • dédié au développement d’appli web
  • architecture MVC
  • naturellement REST
  • forte incitation à DRY
  • convention plutôt que configuration
  • grand variété de helpers
  • des outils annexes très utiles : débuggage, déploiement, monitoring, …
  • des environnements d’exécution bien définis et cloisonnés
  • WebServices-friendly
  • système strict de migration des bases de données
  • framework complet accessible en ligne de commande
  • variété de backend pour le cache et les sessions : mémoire, fichiers, BDD, memcached, …
  • I18n
  • communauté très active
  • documentation riche (en ligne, livres, …)
  • Rack middlewares => empilement de briques fonctionnelles dédiées et modulaires : cache, debug, auth, …
  • logging avancé et personnalisable
  • fortes opinions, mais autres choix possibles : ORM, templates, framework JS, …

Pour une introduction à Rails, je vous renvoie vers le le guide de démarrage pour Rails ou Rails in a Nutshell (qui est encore en beta).

Analyse subjective (mais convaincue) de Ruby & Rails vs. PHP & Symfony

Là, je sors un peu des faits indéniables pour m’aventurer dans ma propre analyse des différences entre ces 2 frameworks (et leur langage sous-jacent respectif). Cette analyse est forcément subjective et je serai ravi d’entendre des avis contraires ou complémentaires.

PHP vs. Ruby

Prenons la métaphore de la caisse à outils.

PHP est une énorme caisse, dans laquelle il y a des outils pour presque tout, tellement que ça devient difficile de tout connaître. Il n’y a qu’à voir le site de la documentation officielle où le nombre de méthodes est impressionnant, sans parler de celles des librairies standards.

Il y a souvent plusieurs outils ou variantes pour faire presque la même chose. C’est pas forcément facile de savoir lequel choisir.

Cette boîte grandi très vite, il y a régulièrement de nouveaux outils, d’autres évoluent et certains disparaissent.

Ruby est une caisse beaucoup plus modeste, qui permet de faire tout autant de chose, mais il y a très peu de doublons ou recoupements.

Les outils sont robustes, stables et surtout cohérents entre eux. Le contenu de la boîte évolue peu, rarement et uniquement en cas de forte nécessité. Même entre les versions majeures (1.8 et 1.9) il y a très forte compatibilité. Au sein de la branche 1.8 il n’y a eu presqu’aucune perte de compatibilité importante depuis plus de 3 ans (sortie de la 1.8.5 en août 2006).

Les mises à jour de Ruby, en tant que langage, sont rares (12 à 18 mois entre chaque version stable) car il n’y a pas ou extrêmement peu de bugs, elles ne concernent que des nouveautés ou améliorations de fond. La raison de ce très faible nombre de bugs et failles de sécurité sont simples : le code est soumis à des tests systématiques et poussés (c’est dans la culture de la communauté Ruby) et le code étant simple lisible et clair, il est facile de l’auditer et le comprendre et donc d’en débusquer les failles.

À l’inverse, PHP est mis à jour beaucoup plus souvent (plusieurs fois par an) et contient de nombreux correctifs de bugs en plus de nouvelles fonctionnalités. Il est reconnu que les failles de sécurité importantes ou critiques sont relativement fréquentes.

La raison d’être de PHP n’était pas d’apporter une approche nouvelle du développement mais de répondre à un besoin simple et bien identifié : traiter les données issues d’un formulaire web. La simplicité et les fonctionnalités de ce nouveau langage l’ont rendu rapidement populaire chez les développeurs web car il n’y avait plus besoin de faire des CGI en Perl pour rendre des sites dynamiques.

Face à ce gain de popularité, le langage a grandi et permis de faire de plus en plus de choses assez facilement, mais rapidement on a constaté le manque de fondations solides, en particulier sur l’aspect Objet.

PHP rivalise alors, en terme de popularité et d’audience, avec Perl, Java, … et cherche alors à combler les manques et répondre aux critiques. Le résultat est plutôt efficace, mais les outils du début restent là et les mauvaises pratiques qui vont avec aussi.

Au final on a un langage riche, mais brouillon, fourre-tout, qui évolue par stratification et pas par transformation. Les fondations manquent de rigueur et de profondeur.

Ruby est un langage qui a été conçu avec une approche plus scientifique et globale. Son créateur voulait un langage moderne, plus proche des attentes de l’humain que de celles de la machine, mais qui reconnaisse et embrasse l’état de l’art, ce qui s’est fait de mieux. Il s’est donc contenté (si on peut dire) d’appliquer la parole des vieux sages dans un contexte moderne.

Ruby adopte le principe de la moindre surprise (au sens de la cohérence maximale) selon lequel le langage doit se comporter de manière à minimiser la confusion. Lorsqu’on découvre Ruby, qu’on vienne de Java, PHP ou Python, on est forcément surpris par la syntaxe, les idiomes, … mais avec le temps on adopte la “manière Ruby” et plus rien n’étonne. Dans d’autres langages, même après plusieurs années d’utilisation, on est parfois étonné ou dérouté par certains fonctionnements.

La syntaxe du langage est au service de son utilisateur, en favorisant la lisibilité et la concision. La simplicité des outils de base permet d’apprendre vite et de savoir rapidement lequel utiliser.

Ruby est bâti sur des fondations robustes et très strictes ; celles du tout Objet (il n’y a pas de primitives), de la meta-programmation, du typage dynamique mais fort, …

Symfony vs. Rails

Ruby on Rails est issu du développement d’une application web (Basecamp). Son créateur voulait se lancer dans le développement web et a cherché le langage avec lequel il se sentait le plus à l’aise et il s’est arrêté sur Ruby. Il a ensuite échafaudé un framework dédié au web en tirant réellement parti de ce que permet Ruby.

La démarche partait d’un objectif/besoin connu, il fallait trouver l’outil adapté pour l’atteindre.

Rails ne serait pas ce qu’il est sans Ruby. On ne peut pas recréer Rails sur un autre langage sans faire des tours de passe-passe et en perdre l’essence.

Symfony est issu du manque de bon framework web en PHP. Son créateur a voulu reprendre les bonnes idées d’autres frameworks (surtout Rails) sur d’autres langages pour les adapter sur PHP.

La démarche semble différente et partir d’un langage connu sur lequel construire en s’inspirant de références.

Pour ce que j’ai pu en voir et pour que Symfony ait le succès qu’il a, son développeur principal et la communauté qu’il a agrégée ont forcément accompli quelque chose de remarquable.

Pour autant, j’ai le sentiment que le plus grand handicap de Symfony, c’est PHP.

Conclusion

Au final, on sent que j’ai les idées bien arrêtées. J’espère ne pas avoir faire preuve de mauvaise foi ni avoir dit trop de bêtises.

Il m’arrive de dire que telle techno ou tel produit sont nuls. Mais pour le cas de PHP (et donc de Symfony), je ne dis pas que c’est nul et bon aux orties, au contraire.

Je dois certainement mon parcours de développeur web à PHP et à ce que j’ai pu faire avec. J’ai juste l’intime conviction d’avoir trouvé une évolution, une suite, qui me permet d’aller plus vite, plus loin, avec plus de plaisir/passion.

C’est un peu comme de passer de CVS ou Subversion à Git ou Mercurial. Vu de loin c’est la même chose, mais de près, ce sont 2 générations d’outils sui marquent un véritable progrès.


Rester à jour : la responsabilité du développeur (traduction)

25 août 2009

Je suis récemment tombé sur le blog de Jay Fields et j’y ai lu cet article intitulé “Staying Current: A Software Developer’s Responsibility” avec lequel je suis complètement en accord.

Avec sa permission, je l’ai traduit en français, malheureusement de manière trop littérale.
Le contenu (au format Markdown) est disponible et modifiable sur http://gist.github.com/174953. Si vous proposez des améliorations de traduction, je les prendrai certainement en compte.

J’ai un dégoût personnel pour les conférences le week-end *. Pour moi, une conférence le week-end garanti que je vais “bosser” 12 jours d’affilée.

J’ai bien conscience que cette opinion n’est pas universelle.

Certaines personnes ont des difficultés pour “décrocher” pour aller à des conférences. Ces situations ont bien l’air d’une mécompréhension des responsabilités d’un développeur logiciel. Une partie de votre boulot (de développeur logiciel) est de rester à jour technologiquement. Ça signifie passer du temps de recherche durant votre journée.

(à peu près piqué directement à Ward sur le déficit technique)
Si vous passez toute votre journée à coder, sans jamais regarder du coté des nouvelles choses, vous accroissez votre déficit technique. À court terme (disons la dernière semaine avant une release), ça a du sens de prendre un peu de déficit. Par contre, à long terme, sans un minimum d’investissement, l’intérêt (où l’intérêt est égal à la distance entre vos compétences et les solutions actuelles) vous rendra NZPP (Net-Zero Producing Programmer). Dans une organisation type, vous pouvez peser en tant que NZPP pour environ 6 mois and doucement glisser vers un NNPP (Net-Negative Producing Programmer).

C’est de votre responsabilité de ne pas devenir un NZPP (ou un NNPP). Les développeurs les plus talentueux refusent de travailler avec des NZPP. Lorsque vous devenez un NZPP, vous devez habituellement déclarer faillite (au regard du développement logiciel). Vous avez généralement deux choix : prendre un travail moins payé où vous pouvez apprendre de nouvelles choses ou bien passer à un nouveau rôle. Si vous voulez être un développeur logiciel, aucune de ces issues n’est désirable.

Par chance, vous avez la force de ne pas devenir un NZPP. La plupart des employeurs seront ravis de vous acheter des livres techniques et de vous envoyer à des conférences techniques. À mon avis, que vous tiriez ou pas de ces avantages devrait être dans votre revue de performance. Ne pas rester à jour en tant que développeur logiciel, en lorsque l’opportunité vous en est offerte, est une mauvaise pratique logicielle.

Une fois, j’ai créé une liste de choses que je recherchais chez des collaborateurs potentiels.

  • Avez-vous déjà testé le Test Driven Development ? Pouvez-vous citer quelque chose que vous aimez et que vous n’aimez pas ?
  • Dans quel(s) langage(s) qui gagne(nt) en popularité, mais qui ne sont pas encore de pleine notoriété, avez-vous écrit un “Hello World” ?
  • Lisez vous des livres ou des blogs à la recherche de nouvelles idées au moins une fois toutes les deux semaines (en moyenne) ?
  • Essayez vous d’appendre au moins un nouveau langage tous les ans ?
  • Avez vous déjà utilisé un outil de recherche de couverture de code ou de complexité cyclomatique sur du code que vous avez écrit ?

Quelqu’un a un jour commenté à peu près ceci :
Tout le monde n’a pas le temps personnel pour faire ce genre de choses
Et c’est là une faille fondamentale. Les employés (et même les employeurs) semblent penser que ce sont des activités qui doivent être conduites hors du temps de travail. Je ne peux être moins en désaccord. Ce sont des choses qu’un développeur responsable doit faire dans le cadre de leur travail, et donc dans les heures de travail.

20% du temps, ça n’est pas quelque chose que Google a inventé, c’est juste quelque chose qu’ils ont nommé, formalisé et rendu populaire. Cette activité en soi est quelque chose que les bons développeurs logiciel font depuis des années. J’applaudi Google pour en avoir fait un standard et ainsi d’assurer que ses employés aient l’opportunité de rester à jour. Cependant, votre entreprise n’a pas besoin de standardiser les 20% de temps pour que vous restiez à jour.

C’est votre responsabilité de prendre le temps dans votre journée de lire un livre ou un blog.

Vous devriez aussi tirer profit d’un déplacement (sponsorisé par votre entreprise) à une conférence. Si vous vous êtes déjà rendu à une conférence et que vous en avez tiré qu’un faible profit, je suggère grandement les conférences QCon et JAOO.

Une fois que vous avez commencé à faire vos recherches dans vos heures de travail, vous trouverez que ces conférences sont juste du travail, sauf que vous êtes focalisés à 100% sur la recherche. Et c’est pas quelque chose que vous souhaitez (ou devez) prendre sur votre temps personnel, c’est juste une autre journée productive à faire ce que vous avez la responsabilité de faire.

* C’est pourquoi Josh et moi organisons SpeakerConf mardi-jeudi. Vous pouvez y aller, participer et rentrer sans avoir à rater un jour de week-end.

Il y a juste un point sur lequel, je ne suis pas 100% d’accord, c’est la frontière entre temps perso et pro.
Je suis tellement passionné par ce que je fais que je passe aussi du temps perso sur des sujets de boulot. Mais il est clair que je le fait par passion, et en plus de ma journée normale de travail qui contient déjà du temps de recherche, lecture, …


Autrement cherche un développeur web

4 août 2009

La société Autrement (pour laquelle je travaille avec un immense bonheur depuis quelques mois) recherche un développeur web (indépendant ou pas) pour bosser sur du PHP/Symfony + HTML/CSS/JS pendant quelques mois (si possible à plein temps ou presque).

Idéalement c’est quelqu’un :

  • qui connaisse bien le framework Symfony, sinon un framework MVC “mature”
  • qui ait déjà travaillé concrètement sur des sites web ayant des fonctionnalités “modernes”
  • qui puisse intervenir sur toute la chaîne ; du PHP au JS en passant par HTML/CSS
  • qui soit rôdé au travail en équipe
  • qui travaille sur Mac et/ou un OS libre
  • qui ait son propre ordi
  • qui soit geek et drôle
  • qui apporte des croissants le matin et/ou qui sache faire des gâteaux ou toute autre sorte de bonne chose qui se mange (pas obligé de le faire tous les jours)
  • qui aime les pâtes (on va souvent chez Delouss)

Pour l’état d’esprit général de la boîte, il suffit de lire le blog : http://autrementleblog.com/

Si vous pensez pouvoir faire l’affaire, envoyez un petit mail à job [a] autrementlemail.com ou déposez un commentaire à ce post.

NB : ça se passe au 27 rue Fongate à Marseille (plein centre ville).


Soirée PLUG le 5 juin ‘09

24 mai 2009

Comme tous les mois depuis bien longtemps, le PLUG organise sa soirée mensuelle.

Ouverte à tous les fans de technologie, informatique, logiciels libres, … c’est la bonne occasion pour discuter de ses passions, rencontrer du monde, discuter de sujets connus ou pas et dans un endroit particulièrement sympa et confortable (La Bo[a]te).

Au programme de juin :

  • quelques sujets courts et libres inspirés de l’actualité et/ou de découvertes (l’improvisation est encouragée)
  • introduction pour la série sur le “Contrôle de version” ; c’est quoi ? pour quoi faire ? …

Et comme à chaque fois :

  • convivialité
  • apéro, pizza, …
  • rencontres, découvertes, …

Tous les détails sont dispo sur le site du PLUG : http://plugfr.org/


VHost et DNS local sous Mac OS X

28 avril 2009

Lorsque je travaille sur des applis web, j’aime bien avoir un environnement de développement local et lorsque tout est OK, j’envoie ça en production. C’est un processus classique et devenu très facile avec les outils de versioning et de déploiement. C’est encore plus vrai dans l’écosystème de Ruby on Rails où tout est pensé pour facilité cette séparation des environnements d’exécution tout en ayant des procédures de déploiement fiables et simples.

Je travaille actuellement sur un site basé sur WordPress (en PHP donc). Le site n’est pas encore en production, sur un sous-domaine temporaire, pour autant je n’aime pas travailler avec un client FTP et ouvrir les fichiers un par un, … et surtout être dépendant de la connexion internet pour avancer.

J’ai souhaité avoir un environnement pour ça aussi facile qu’avec des applis Rails. Le principal soucis était la gestion d’un domaine local et d’un Virtual Host pour Apache car pour les applis Rails il existe un outil accessible dans les Préférences Système qui s’appelle Passenger Prefpane [1] et qui configure en 3 clics le DNS local et Apache pour servir une application Rails via Apache + Phusion Passenger.

Les purs *nixiens me crieront dessus qu’il suffit d’éditer le fichier /etc/hosts + créer un bout de conf pour le VHost. Je sais parfaitement faire ce genre de manipulations, mais j’ai aussi un goût prononcé pour la stratégie du moindre effort.

De plus, sous Mac OS X il y a mieux qu’éditer le fichier Hosts : dscl – Directory Service command line utility [2]

Un amateur de toute cette facilité, qui comme moi ne trouvait pas son plaisir avec la gestion générale (hors applis Rails) des domaines+VHost a écrit un script en ruby [3] qui permet de créer facilement une entrée DNS et un virtual Host.

$ sudo apacherb create my_app.local /path/to/my_app/

Je suis donc ravi car je peux très facilement ajouter des domaines + VHost locaux, en une seule ligne.

Mise à jour

Apacherb devient Hostess : http://chrisroos.co.uk/blog/2009-06-23-apacherb-is-now-hostess


Migration vers Passenger

28 janvier 2009

Je viens de terminer et (assez longuement) raconter la migration que j’ai effectuée au boulot.

J’ai transformé le fonctionnement de plusieurs sites web à base de Nginx/Mongrel/Rails et Nginx/PHP-FCGI en Apache/Passenger et Apache/mod_php.

Tout est là :
- préambule
- Ruby Entreprise Edition
- VirtualHosts
- épilogue

Je me suis régalé à faire ça tranquillement, mais avec tout de même une bonne pression, car c’est sur un serveur de prod et c’était une première dans le genre pour moi.


Twitter

18 janvier 2009

C’est vrai que je blog pas beaucoup ces derniers temps. Par contre, je poste de temps en temps ds trucs via Twitter. Pour ceux qui connaissent pas c’est une sorte de mix entre le blog et le SMS : du nanoblogging comme on dit.

Vous pouvez suivre mes tweets ici : http://twitter.com/jlecour

La liste de ceux que je suis : http://twitter.com/jlecour/friends. C’est surtout l’univers du développement web, mais pas que.

 

À voir aussi, le flux de Neomarco (http://twitter.com/neomarco) pour suivre les annonces et infos rapides de Neomarco.


Soirée PLUG : Les services web et leur infrastructure d’hébergement

23 octobre 2008

J’annonce rarement les réunions du PLUG, ce qui est une honte vu mon role dans cette association, mais cette fois, ça vaut encore plus le coup que d’habitude.

Nous organisons une soirée spéciale sur le thème : les services web et leur infrastructure d’hébergement.

Le domaine est très vaste et relativement peu documenté vu la vitesse à laquelle les choses évoluent. L’idée est de réunir des gens qui souhaitent faire part de leur expérience et écouter celle des autres pour enrichir leur connaissance du sujet.

La soirée aura lieu en 2 temps, les vendredi 7 novembre et 5 décembre, à La Bo[a]te à Marseille.

Pour plus d’info, référez vous au site du PLUG et la page dédiée à l’annonce de cette soirée.

N’hésitez pas à m’écrire directement ou par les commentaire à ce post pour donner des idées, poser des questions sur la soirée, …


Mongrel_cluster vs. Passenger Phusion : Round 1

17 septembre 2008

Voici un premier post focalisé sur mes tests liés à l’hébergement d’applications Rails.

Depuis quelques temps, je fais tourner mes applis de cette manière :

  • un cluster de process Mongrel (5-10 en général)
  • un virtual host Nginx qui fait proxy et load-balancer
Le principe est assez rigide ; on définit un pool de process Mongrel qui instancient chacun la totalité de l’application (et du framework) et qui ouvrent un port pour répondre aux requêtes. Le proxy/load-balancer redirige les requêtes du port 80 vers ces autres ports de manière transparente, récupère le résultat et le renvoie au navigateur à l’origine de la requête.
Cette allocation de process se fait de manière statique, au lancement du cluster. Il faut donc bien calibrer le nombre de process lancés car ça n’évolue pas selon la charge. Qu’il y ait 1 ou 1000 requêtes simultanées, le nombre de process ne change pas. Dans le premier cas, c’est de la RAM qui est utilisée pour rien, dans l’autre ce sont des requêtes qui font la queue.
Grace à un gabarit (très simple) de configuration du cluster, à quelques scripts de lancement et un chien de garde qui surveille tout ça (Monit est parfait pour ce job), tout roule assez vite et vraiment bien.
Cependant, c’est un sacré pas en arrière par rapport à l’hébergement d’applis PHP. Il suffisait de placer son code source dans un dossier accessible via un VirtualHost et basta !

Au printemps 2008, la communauté Rails a déclaré (RubyInside et LoudThinking) que l’absence d’un vrai mod_ruby (ou rails) pénalisait fortement l’adoption de l’outil. Je l’ai constaté par moi-même a chaque présentation, les remarques fusent sur la complexité de l’hébergement.

Alors quelques farfelus se sont lancés dans le développement d’un module pour Apache qui permettrait de déléguer à Apache la gestion des process (leur lancement/extinction selon les besoins, le nombre max de process par appli ruby, …) et de se contenter d’un VirtualHost qui pointe vers le dossier principal d’une appli ruby.
Ce module a rapidement été surnommé “mod_rails” car il a assez vite permi de faire tourner des applis Rails, mais pas Merb, et autres framework à base de Ruby.
Son vrai nom est Passenger Phusion.
Depuis peu, il a atteint l’état “stable”, il permet de faire tourner d’autres framework, … et il gagne du coup une sacré popularité, à tel point que moi qui suis plutôt conservateur quand les choses marchent vraiment bien, je me suis laissé aller à faire un premier test de config, mais surtout à un comparatif de performance pour charger la page d’accueil d’une même appli Rails dans les 2 modes d’hébergement.

Situation commune

La machine est quasiment au repos ; MySQL tourne mais aucune autre appli Rails que celle de test n’est en service, pas de process lourd (copie, backup, transfert, …) au moment des tests.

Premier test : Nginx + Mongrel_cluster

J’ai mis en place un cluster de 30 process Mongrel et un VirtualHost dans Nginx pour le proxy/load-balancer. C’est ma config de prod courante (sauf que j’ai moins de process en général).

Un stress test avec ApacheBench : $ ab -n 1000 -c 50 http://serveur.dev/accueil

Au résultat il a fallu 94 secondes pour répondre aux 1000 requêtes, avec une moyenne de 10,58 req/sec

Aucun autre process gourmand et inutile ne tournait sur la machine (Apache était arrêté).

Second test : Apache + Passenger

J’ai configuré un Virtualost dans Apache2 avec un nombre maxi de process à 30

Un stress test avec ApacheBench : $ ab -n 1000 -c 50 http://serveur.dev/:81/accueil

Au résultat il a fallu 88 secondes pour répondre aux 1000 requêtes, avec une moyenne de 11,25 req/sec

Nginx était stoppé.

Conclusion

De la simplicité de mes tests et de leur rigueur très relative, je tire tout de même une première conclusion : ça va pas moins vite !

Ce qui veut dire que c’est a priori une solution aui est envisageable, moyenant des tests plus poussés.

Le grand bénéfice de tout ça serait certainement d’alléger mon environnement de dev. Ne plus avoir à paramétrer un cluster, un VHost, Monit, … pour une nouvelle instance de travail, ça sera un vrai progrès par le gain de temps.

Ensuite, pourquoi pas le mettre en environnement de production. La quantité de RAM dispo est assez importante, il suffit alors de permettre un grand nombre de process dynamiques pour que Apache s’adapte à la demande de manière plus souple.

Ça ne me fera pas changer d’avis quand à la qualité de Nginx en tant que serveur web ultra léger, particulièrement adapté pour les fichiers statiqueset très facile à configurer.